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Le lambeau déplacé latéralement dans le traitement des récessions gingivales localisées


Le traitement des récessions gingivales est indiqué soit pour des raisons esthétiques, soit pour réduire la sensibilité dentinaire ou encore, pour créer ou augmenter le tissu kératinisé. Plusieurs procédures chirurgicales ont été proposées dans la littérature pour recouvrir les récessions. Le lambeau déplacé latéralement est l’une des techniques principales destinées au traitement des récessions gingivales localisées. Le but de cet article est une mise au point sur le lambeau déplacé latéralement à travers des preuves scientifiques.

Introduction


 par Grupe et Warren en 1956, le lambeau déplacé latéralement a été largement utilisé pour le traitement des récessions gingivales localisées (Grupe et Warren 1956). Cette technique consiste à déplacer latéralement par rotation un lambeau pédiculé d’épaisseur totale, préparé au niveau de la dent adjacente à la récession, sur la surface dénudée. L’inconvénient de cette technique est la possibilité de perte osseuse et de l’apparition de récession au niveau du site donneur. 

Historique





Historique Le lambeau déplacé latéralement a été décrit en premier lieu par Grupe et Warren en 1956 (Grupe et Warren 1956). Pour éviter le développement des récessions gingivales au niveau du site donneur, plusieurs méthodes modifiées de Grupe et Warren ont été développées. Ainsi, Staffileno a proposé un décollement en épaisseur partielle du lambeau (Staffileno 1964) [Fig. 1]. Cependant, le lambeau déplacé latéralement en épaisseur totale présente le meilleur pronostic du recouvrement radiculaire (Chambrone 2015). Pteifer et Heller ont rapporté que le réattachement au niveau de la surface radiculaire est meilleur dans les cas de lambeaux d’épaisseur totale par rapport à ceux d’épaisseur partielle. On peut déduire que les lambeaux d’épaisseur totale sont plus adaptés aux cas de recouvrement radiculaire, et que ceux d’épaisseur partielle sont plus adaptés aux cas d’augmentation de gencive kératinisée (Pfeifer et Heller 1971).

 Robinson a proposé l’utilisation de la crête édentée adjacente à la récession comme un site donneur (Robinson 1964). Cette dernière méthode permet de minimiser le risque de récession gingivale au niveau de ce site (Sato 2000). Goldman et coll suggèrent l’utilisation d’un lambeau mixte capable de recouvrir les sites receveur et donneur. Ainsi le site receveur va être recouvert par la portion totale du lambeau et le site donneur par la portion partielle du lambeau [Fig. 2] (Goldman et coll 1964). Pour les mêmes raisons, Grupe en 1966 a proposé de conserver une bande de tissu kératinisé de 1mm au niveau du site donneur (Grupe 1966).

 Cohen et Ross en 1968 introduisent le lambeau bipapillaire comme une modification du lambeau déplacé latéralement pour minimiser l’exposition du site donneur. Dans cette technique, les papilles inter-dentaires adjacentes à la récession sont utilisées pour recouvrir les récessions gingivales localisées. Son utilisation est limitée vu qu’elle nécessite une bonne dextérité du praticien et une longueur et une largeur suffisantes des papilles adjacentes (Cohen et Ross 1968). De plus, cette technique n’est pas très supportée par des preuves scientifiques (De Sanctis et Clementini 2014).

 Une autre modification de cette procédure chirurgicale est le lambeau transpositioné introduit par Bahat et coll en 1990. Cette technique consiste à déplacer un lambeau d’épaisseur partielle préparé au niveau de la papille adjacente à la récession pour recouvrir cette dernière. Elle présente une importante prédictibilité dans le cas des récessions gingivales localisées étroites (Bahat et coll 1990). Elle permet également d’éviter le développement des récessions gingivales au niveau du site donneur, cependant, il nécessite une longueur et une largeur suffisantes de la papille inter-dentaire adjacente à la récession (Sato 2000).

 Plus récemment, Zucchelli (2004) a modifié le désign du lambeau en y incorporant les caractéristiques du lambeau tracté coronairement (Zucchelli et coll 2004). Cette technique a permis l’obtention d’un taux de recouvrement de 96 % et d’un taux de recouvrement radiculaire complet de 80 % (Zucchelli et coll 2012).



Fig. 1a : Récession gingivale classe III de Miller au niveau de la 33 Fig. 1b : Lambeau déplacé latéralement d’épaisseur partielle préparé au niveau de la 32 et la 31 avec mise en place d’un greffon conjonctif





Fig. 1c : Lambeau déplacé latéralement d’épaisseur partielle préparé au niveau de la 32 et la 31 avec mise en place d’un greffon conjonctif Fig. 1d : Cicatrisation 1 an après la chirurgie



Indications 

(De Sanctis et Clementini 2014, Sato 2000) 

  • Récession gingivale limitée à une ou deux dents 
  • Récession gingivale étroite (ex. région antérieure mandibulaire)
Contre-Indications 

(Sato 2000, Pini Prato et coll 1995)




  •  Insuffisance de gencive kératinisée au niveau du site donneur adjacent (hauteur et épaisseur). 
  • Corticale osseuse fine ou présence de déhiscence ou de fenestration osseuse au niveau du site donneur adjacent. 
  • Localisation vestibulée de la dent en cause 
  • Perte osseuse inter-proximale importante au niveau de la zone adjacente.
  • Récessions gingivales multiples
  • Vestibule peu profond



 Efficacité Clinique



2a. Récession gingivale classe II de Miller de 5mm au niveau de la 24 2b. 

Lambeau déplacé latéralemnt d’épaisseur mixte préparé au niveau de la 12 et la 13 L’utilisation du lambeau déplacé latéralement dans le traitement des récessions gingivales est une technique simple avec une bonne prédictibilité du recouvrement radiculaire dans les cas de récessions localisées classes I et II de Miller. Durant ces dernières décennies, le développement et les résultats cliniques des autres techniques de recouvrement radiculaire (lambeau tracté coronairement, greffe conjonctive et techniques régénératrices) a diminué l’intérêt du lambeau déplacé latéralement (Chambrone 2015). Les études cliniques concernant le lambeau déplacé latéralement sont très limitées (Zucchelli et Mounssif 2015). Santana et coll, dans un essai clinique randomisé et controlé, ont trouvé que le lambeau déplacé latéralement aboutit aux mêmes résultats cliniques que le lambeau tracté coronairement dans les cas de récessions gingivales de classe I de Miller. De plus, l’augmentation de gencive kératinisée était plus importante avec le lambeau déplacé latéralement. Dans cet essai clinique, un suivi de 6 mois a montré un taux de recouvrement radiculaire de 95,5% et un taux de recouvrement radiculaire complet de 83,3% (Santana et coll 2010). Guinard et Caffesse ont rapporté la possibilité de récession gingivale post-opératoire au niveau du site donneur avec une moyenne de 1 mm (Guinard et Cafesse 1978). Dans une autre étude menée sur 32 patients avec des récessions gingivales localisées classes I ou II de Miller, Chambrone et Chambrone ont rapporté un taux de recouvrement radiculaire de 93,8% et un taux de recouvrement radiculaire complet de 62.5% (Chambrone et Chambrone 2009). 



Cicatrisation 1 an après la chirurgie

Conclusion

En chirurgie plastique parodontale, différentes options sont disponibles pour le traitement des récessions gingivales donnant des résultats cliniques variables. Parmis ces options, le lambeau déplacé latéralement constitue une procédure chirurgicale destinée au traitement des récessions gingivales localisées. Une parfaite connaissance de la technique, de ses indications ainsi que de ces limites semble être primordiale pour obtenir de bons résultats thérapeutiques sans oublier l’expérience et la dextérité de l’opérateur.


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Prise En Charge Des Patients à Rsque En Parodontologie









Dans la pratique quotidienne, le Parodontologiste reçoit en consultation des patients dits « à risque » présentant des maladies diverses et dont la prise en charge doit se faire de manière particulière vu l’influence de ces maladies sur l’état parodontal et aussi l’influence de la maladie parodontale sur l’évolution de ces maladies.

Rappel sur Le parodonte sain
Le parodonte est constitué par l’ensemble des tissus qui entourent et soutiennent la dent.
• La gencive,
• L’os alvéolaire,
• Le cément,
• Le desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire.
la prise en charge des patients présentants  des troubles Endocriniens
diabète
Le diabète est une maladie chronique incurable causée par une carence ou un défaut d’utilisation de l’insuline entraînant un excès de glucose dans le sang.
Glycémie à jeun ³ 1,26g/l

le Diabète existe en 3 types
Type 1 : Diabète insulino-dépendant.
Type 2: Diabète non insulino-dépendant.
Type 3 : Diabète induit par une maladie (Exp:affections du pancréas).

il est démontré  depuis des nombreuses années que le personne diabétiques sont plus susceptibles de développer des maladies parodontales ,particulièrement si le diabète  est mal équilibré .
la présence  d’une parodontite peut induire des difficultés  a équilibrer un diabète  et la présence d’un diabète peut minorer l’efficacités  du traitement parodontale.

le diabète et maladies parodontales
plusieurs études épidémiologiques ont montré une influence du diabète sur le parodonte:
Emrich et al. (1991), conclurent que les sujets diabétiques ont 3 fois plus de risques de développer une maladie parodontale que les patients non diabétiques.
Nelson et al. (1990), ont prouvé que la prévalence de la maladie parodontale est de 60 % chez les diabétiques et de 36 % chez les non diabétiques.

manifestations buccales:
ØSécheresse buccale.
ØChéilite.
ØGlossites.
ØGingivites.
ØParodontopathies.

CAT
Un sujet diabétique présente un retard de cicatrisation et un risque infectieux.
Lors de la prise en charge d’un sujet diabétique, il faut :
-Accord du médecin traitant.
-Intervenir de préférence le matin.
-Ne pas intervenir sur un patient à jeun.
-Gestes atraumatiques.


DIABETE DE TYPE I DID
patient équilibre
Ø Anesthésie avec vaso-constricteur.
ØTaux de Glycémie.
ØATBprophylaxie.

patient non-équilibre
Ø Anesthésie sans vaso-constricteur.
ØTaux de Glycémie.
ØATBprophylaxie.

Si le diabète type 1 et le geste a faire est traumatique (chirurgie ):
•Le patient doit être sous insuline à action rapide.
• Ne pas opérer sous insuline à action retardée, car l’accident à craindre chez ces malades est l’hypoglycémie.
• Ne jamais arrêter l’insuline.

DIABETE DE TYPE II DNID
patient équilibre
Bonne hygiène: (Patient sain.)
Son seul problème est le retard de cicatrisation, alors on donne une ATBtherapie jusqu’à cicatrisation complète.
L’anethésie avec vaso-constricteur n’est pas contre-indiquée.
Mauvaise hygiène:
Motivation à l’hygiène.
ATBprophylaxie.
ATBtherapie jusqu’à cicatrisation complète.

patient non-équilibre
ØTaux de Glycémie.
ØATBprophylaxie.
ØATBthérapie.
ØRevoir le malade et controle de la cicatrisation.

remarque :
Cas de coma hypoglycémique :
. Donner 3 morceaux de sucre dans un verre d’eau.
. Si malade inconscient, injecter 20cm3 de sérum glucosé 30%, sinon injecter 1mg de Glucagon en I.M (actif en 30 secondes).

Hypoglycémie
On parle d’hypoglycémie lorsque la glycémie est au dessous de 0,5g/l.
ØHypoglycémie médicamenteuse.
ØHypoglycémie organique.
ØHypoglycémie fonctionnelle.
Conduite à tenir : c’est la même qu’un coma hypoglycémique.
PATHOLOGIES DE LA GLANDE Thyroïde
La thyroïde est une glande endocrine qui secrète 3types d’hormones :
- La thyroxine (T4).
- La triiodothyronine (T3).
- La calcitonine.
Sa fonction est sous le contrôle de l’Hypothalamus.

hyperthyroïdie
L’hyperthyroïdie est caractérisée par un excès de T3 et T4 ; la cause la plus commune d’hyperthyroïdie (90%) est liée à la maladie de Basedow « goitre toxique diffus ».

manifestations cliniques et buccales:
§Goitre.
§Exophtalmie.
§Augmentation du flux salivaire.
§Diminution de mobilité linguale.
§Déminéralisation géneralisée de l’os alvéolaire (évolution prolongée).

CAT
-Demander l’avis du médecin traitant.
-Les soins, si possibles de courte durée, seront de préférence réalisés le matin.
-Les mesures universelles d’hygiène et d’asepsie doivent être respectées.
-Réaliser une ATBprophylaxie lors des actes chirurgicaux. « leucopénie. »
-ATBthérapie post-opératoire.
-Utiliser un sédatif à base de benzodiazépine ou barbiturique.
-Les anesthésiques locaux avec vasoconstricteurs sont à proscrire.

hypothyroïdie
L’hypothyroïdie est caractérisée par une insuffisance de sécrétion de la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3).
ØPrimaire: maladie intrinsèque à la thyroïde.
ØSecondaire: dysfonction de l’hypothalamus.

manifestations  buccales:
-Langue volumineuse en protrusion.
-Déficience pré-pubertaireà retard d’éruption dentaire.
-Hypertrophie gingivale et labiale.
-Persistance d’ouverture buccale, le patient présente une respiration buccale qui est à l’origine de polycaries et gingivites.

CAT:
-Demander l’avis du médecin traitant.
- Les soins à courte durée et de préférence réalisés le matin.
-Les mesures universelles d’hygiène et d’asepsie doivent être respectées.
-ATBprophylaxie lors des actes chirurgicaux.
- ATBthérapie post-opératoire.
-L’utilisation de sédatif à base de benzodiazépine ou de barbiturique ou narcotique est fortement déconseillée.
-La sédation par inhalation de protoxyde d’azote est sans réserve.
-Les agents anesthésiques volatiles sont à éviter en raison de leur effet cardio-deprésseur.

HYPERPARATHYROIDIE
Excès de sécrétion de parathormone entraînant un excès de calcium dans le sang. La quantité normale de parathormone est de 1 ng par ml de sang.
Cette hormone augmente la concentration de calcium dans le sang et règle l’équilibre en calcium de l’organisme.

 
manifestations  buccales:
-Déminéralisation de l’os.
-Résorption sous-periostée.
-Disparition de la lamina duraàdiminution importante de la masse osseuseàalvéolyse et à la perte des dents.
-HTA, des troubles de rythme…

CAT
Les précautions à prendre sont en relation avec les complications de la maladie.
Exp : En cas d’HTA associée (risque syncopal) :
- Prendre la tension artérielle au repos.
-Installer confortablement le patient et le rassurer.
-Utiliser un anesthésique sans vasoconstricteur.
-Hémostase locale soigneuse.

SYNDROME de Cushing
La maladie de Cushing est due à un adénome antéhypophysaire des glandes sécrétante un excès d’ACTH, celui-ci provoquant une hyperplasie des glandes surrénales et une hypersécrétion de cortisol ; sa prédominance est féminine.

CAT
-Prendre contact avec le médecin traitant en cas d’éventuelles complications.
-Ne réaliser que les soins indispensables et avec de précautions (bonne hémostase et minimum de traumatismes)

HYPERLIPIDEMIE
Plusieurs affections sont à l’origine de ce déséquilibre en Cholestérol ; on cite le diabète, l’hyperthyroïdie et les altérations des fonctions hépatiques.
Il existe des dyslipidémies médicamenteuses ( B-bloquants, corticoïdes, immunodépresseurs, les contraceptifs).

CAT
Il faut éviter le risque hémorragique en cas d’acte chirurgical.
-Demander l’avis du médecin traitant.
-Demander un bilan d’hémostase. (mesure de taux de prothrombine).
-Faire une bonne hémostase locale (sutures, colles, gouttières).

MALADIE D’ADDISON
Destruction progressive des deux glandes surrénales qui ne sont plus en mesure d’assurer la synthèse habituelle d’hormones. Ceci aboutit à une insuffisance primaire de sécrétion d’hormone glucocorticostéroïdienne (proche de la cortisone) et d’aldostérone.

CAT
La prise en charge de ces malades se fera en milieu hospitalier et en étroite collaboration avec le medecin traitant : ceci dit une prémédication sera donnée, la veille à savoir de l’acétate d’hydrocortisone et des ATB.


la prise en charge des patients présentants  une cardiopathie
Il existe trois risques qui sont:
1.Risque infectieux
2.Risque hémorragique
3.Risque syncopal

risque infectieux
C’est le risque majeur chez les cardiopathes, et c’est de voir survenir sur un endocarde déjà lésé une pathologie gravissime dite endocardite infectieuse d’Osler.

groupe A :haute risque
groupe B: risque moins élevé

maladie parodontale et endocardite infectieuse




La maladie parodontale peut, chez certains sujets, être considérée comme une situation à risque d’endocardite infectieuse.
Le passage des bactéries dans la circulation sanguine peut se faire soit dans des conditions dites spontanées lors de la mastication ou du brossage dentaire, soit dans des conditions dites iatrogènes

CAT
le TRT préventif de l’EI :
- Des mesures d’hygiènes bucco-dentaires rigoureuse sont prioritaire ,
- L’ Antibioprophylaxie quand elle est justifiée ,est débutée dans l’heure précédent le geste .

Produit Prise unique dans le geste l’heure précédent
Pas d’allergie aux B lactamines Amoxicilline Adulte Enfant
Allergie aux B lactamines Pristinamycine ou
Clindamycine
- 1 g per os
- 600 mg per os
- 25 mg
-15 mg


RISQUE HEMORAGIQUE
Le risque de voir survenir des accidents thromboembolique chez les cardiopathies, impose le recours a la prescription prophylactique ou curative des substances dites antithromboliques (AVK , HEPARINE…..) 

CAT
-Contacte avec le médecin traitant.
-Bilan biologiques a demandé INR OU TP .

RISQUE SYNCOPAL
La survenue d’une syncope chez un sujet, doit toujours faire rechercher une éventuelle cardiopathie responsable .

CAT
Traitement préventif :
- Préparation psychologique et la qualité de la relation praticien–patient sont essentielles pour assurer le confort opératoire du patient et par voie de conséquence du praticien .
- Une prémédication sédative et tranquillisant peut être prescrite en accord avec le médecin traitant


la prise en charge des patients présentants  une Néphropathie
RAPPEL SUR L’ACTIVITE RENALE
Le rein est l’organe de la filtration du corps humain, il permet de filtrer le sang et de débarrasser le corps de ses substances et métabolites toxiques , dans le cadre de l’élimination rénale des métabolites médicamenteuses.

LES MECANISMES D’EXCRETION AU NIVEAU DE L’UNITE FONCTIONNELLE QUI EST LE NEPHRONE
a- Filtration glomérulaire.
b-La sécrétion tubulaire. 
c-La réabsorption tubulaire.

INSUFFISANCE RENAL CHRONIQUES :
Elle est définie par une diminution prolongée et définitive des fonctions rénales exocrines et endocrines , elle se manifeste essentiellement par une diminution progressive du débit de filtration glomérulaire (DFG),

REMARQUE
Toutes les néphropathies évoluant depuis plusieurs mois ou années voire même des dizaines d’années aboutissent à une insuffisance rénale chronique qui et la complication commune de toute les néphropathies quelle que soit l’origine, donc les précautions concernant les prescriptions et la conduite à tenir sont similaires dans tous les cas.


manifestations  buccales DES Néphropathies

Elle sont en fonction de la sévérité de l’IR :
Chez les enfants l’IRC peut causer un retard du développement et d’éruption dentaires,
Chez l’adulte :
- haleine urémique, bien que devenue rare depuis les traitements par dialyse
-les hémorragies gingivales,
-les gingivites ulcéro-nécrotiques et autres infections parodontales,
- autres manifestations buccales secondaires au traitement, il s’agit essentiellement de l’hyperplasie gingivale induite par la cyclosporine

CAT
Avant d’entreprendre un traitement parodontal ,une consultation chez le médecin traitant sera demandée dans le but de connaitre précisément l’état de sante du patient et pour définir, selon les soins envisagés, les éventuelles modifications à apporter au traitement en cours , et les risques courus ,et le protocole à suivre en cas de médication supplémentaire s’avère nécessaire .

PRECAUTIONS A L’EGARD DU STRESS
Les patient sous corticoïdes sont sujets à une insuffisance surrénale, ne leurs permettant pas de faire face au stress associé au soins surtout chirurgicaux, donc une sédation médicamenteuse est sans contre indication chez les insuffisants rénaux.

PRECAUTIONS DANS LE CADRE DE L’ANESTHESIE
La pratique des anesthésie locales est sans risque chez les insuffisants rénaux, l’usage des vasoconstricteurs n’est pas contre indiqué si les règles d’usage sont respectées

PRECAUTIONS A L’EGARD DES TROUBLES DE L’HEMOSTASE
L’insuffisance rénale chronique s’accompagne de différents troubles hématologiques qui prédisposent les patients à un saignement d’où la nécessité de demander avant chaque acte sanglant la formule sanguine et le bilan de l’hémostase,
Dans tous les cas, le contrôle du saignement se fait par des techniques locales de l’hémostase : compression digitale, sutures, pansements .


PRECAUTIONS A L’EGARD DU  RISQUE INFECTIEUX
Le risque infectieux est dû aux anomalies leucocytaires observées chez les insuffisants rénaux et au traitement immunosuppresseur chez les transplantés,
Donc la prévention du risque infectieux se fait part une Antibioprophylaxie avant tout acte chirurgical,
Le choix des antibiotiques et les modalités de prescription (posologie et durée) seront décidées en accord avec le médecin traitant du patient


PRECAUTIONS DANS LE CADRE DE LA PRESCRIPTION
Toutes les médications néphrotoxiques ou qui interférent sur la fonction rénale, doivent être exclues de la prescription.
Pour les antibiotiques: On peut les classer en deux groupes :
-les antibiotiques à proscrire, sauf nécessité absolue, sont les aminoglycosides.
-Les antibiotiques dont la dose doit être adaptée selon la fonction rénale : céphalosporine et dérivés, tétracyclines, macrolides,

ADAPTATION DE LA POSOLOGIE ET LE RESPECT DE L’INTERVALLE DE PRISE SE FAIT SELON 2 POSSIBILTES
- Prescription des posologies unitaires plus faibles en maintenant l’intervalle habituel entre les prises.
- Prescription des posologies habituelles en augmentant les intervalles entre les prises .

Les Anti-Inflammatoires
Il faut éviter la prescription de l’acide acétylsalicylique et ses dérivés, et des anti inflammatoires non stéroïdiens AINS qui ,chez les patients hémodialysés d’une potentialisent le saignement et d’autre part, peuvent modifier l’hémodynamique rénale .

la prise en charge des patients présentants  des affections hépatiques
rappelle
L’insuffisance hépatique: se traduit par une incapacité fonctionnelle de la glande hépatique des manifestations cliniques et biologiques sont les témoins de cette insuffisance. Deux tableaux sont présents , tableau aigu brutal, grave de l’hépatite virale et le tableau chronique de certaines cirrhoses dues à une infection, un régime trop salé ou à des médicaments sédatifs.
La cirrhose hépatique: est une atteinte du foie se traduisant par une fibrose mutilante et, la présence de nodules de régénération qui favoriseraient l’hypertension portale et par conséquent de varices œsophagiennes.
Les causes sont nombreuses : alcoolisme, obstacle biliaire et post-hépatique (virus B et C).
Les hépatites chroniques: sont des hépatopathies d’évolution prolongée et à composante inflammatoire, se traduisant par une élévation de transaminases. On distingue les hépatites virales(VHB, VHC, hépatite anictérique), les hépatites médicamenteuses, et les hépatites auto-immunes.
Les hépatites virales aigues : affections caractérisées par une atteinte du parenchyme hépatique avec une réaction inflammatoire. On rencontre les virus des hépatites : A, B, C et D.


manifestations  buccales
•Affections parodontales
•Infections fongiques
•Xérostomie
•Décoloration de la muqueuse buccale
•Des hémorragies gingivales
•Ecchymoses
•pétéchies

CAT
Consultation et informations médicales
Consultation——–une suspections d’hépatite + symptomatologie même sous traitement; pour:
préciser l’etat de santé du patient, les complication associées ; éventuelles modifications concernant le trt et si le patient est polymédiqué.


PRECAUTIONS A L’EGARD DU STRESS
-Réduction maximale du stress chez les patients sous corticoïdes et réalisation de soins si possible de courte durée le matin.
-La sédation par inhalation de peroxyde d’azote
(une affection hépatique particulièrement une hépatite).

PRECAUTIONS DANS LE CADRE DE L’ANESTHESIE
Impossibilité de détoxication des AL à fonction amine (lidocaine, mépivacaine )
|
leur utilisation à faibles doses associée à la
sédation par inhalation de protoxyde d’azote
§Eviter l’halothane dans le cadre d’une AG.
§Eviter toute contamination accidentelle du praticien par effraction tissulaire.

PRECAUTIONS A L’EGARD DU TRAITEMENT SUIVI PAR LE PATIENT
Les patients sous corticothérapie ou ceux exposés durant les 12 mois
une insuffisance adrénalienne——-Incapacité de faire face au stress associé aux soins parodontaux(chirurgicaux et non chirurgicaux) ——consultation du médecin traitant—-prescription complémentaire


PRECAUTIONS A L’EGARD DES TROUBLES D’HEMOSTASE ET DE LA COAGULATION
§Association des troubles de coagulation aux dysfonctionnement hépatique. Vérification du TP et du TS avant tout type d’intervention chirurgicale.
§TP:
-Si le TP est normal ( 70 à 100% du témoin , INR voisin à 1) —-LES actes chirurgicaux ou non chirurgicaux envisagés selon les protocoles habituels.
-Si le TP est anormal (INR≥1,5 ) —–Toute procédure élective sera remise ultérieurementèentretien avec le médecin traitant.
§TS:
-L’allongement du TS est proportionnel à la diminution des plaquettes——-une thrombopathie est suspectée.
-Patients présentant une thrombocytopénie légère : TS légèrement prolongè———seulement les soins non susceptibles d’induire un saignement.
-Patients présentant une thrombocytopénie plus sévère——–nécessité d’une transfusion plaquettaire avant toute procédure.



PRECAUTIONS A L’EGARD DU  RISQUE INFECTIEUX
ØEn raison du risque de transmission:
–patient—– patient
- praticien et son personnel—- patient Réalisation de tous les soins dans le cadre d’une asepsie clinique stricte.
ØLe chirurgien dentiste présentant une hépatite cesse son activité jusqu’à rémission complète.


mesures universelles d’asepsie et d’hygiène
§Port de : gants, masque, lunette et casaque.
§Toute lésion cutanée doit être protégée.
§Toutes les surfaces de travail exposées à une contamination doivent être recouvertes.
§L’utilisation d’un matériel à usage unique (jetable ). Après usage il doit être placé dans un container résistant (aux aiguilles, aux lames de bistouri…).

Désinfection physique puis stérilisation du matériel à usage multiple de façon appropriée. -Matériel non autoclavable

Immersion solution de glutaraldéhyde 2% pendant 1 heure
Lavage avec un détergent
Remise dans la glutaraldéhyde 2% durant au moins 3 heures

-Lavage des champs et casaques non jetables dans la machine à laver pendant au moins 10 min à 90°C.

ØLavage des surfaces de travail contaminées à l’hypochlorite de sodium pdt 30 min.
ØLa stérilisation des surfaces métalliques avec une solution de glutaraldéhyde 2% pdt 3 heures.
|
|
RDV de préférable en fin de journée:
Réduction du risque de contamination croisée.
Nettoyage et la stérilisation de l’unit et du matériel environnant.

Limitant le risque de piqures accidentelles ,les aiguilles ne seront recouvertes qu’à l’aide d’un instrument.
Minimisation des contacts avec la salive et le sang ainsi que l’utilisation des aérosolsàconseil d’utilisation d’une aspiration autonome et puissante.
Si l’aspiration de l’unit est utilisée: rinçage avec une solution antiseptique de toutes les tubulures.
Protection des films radiographiques dans un sachet étanche avant la prise du cliché de même pour le cône.
Pour les empreintes :

Bain de glutaraldéhyde 2% pdt 1 heure —-Rinçage—Bain frais pour au moins 3 heures— Traitement par le prothésiste

Antalgiques et anti-inflammatoires non-stéroidiens Paracétamol
Aspirine
Acide Méfénamique
Phénylbutazone
Indométacine
Antibiotiques Tétracycline
Estolate d’érythromycine
Talampicilline
Dépresseurs du SNC Barbituriques
Opiacés
Anestésiques:
•Locaux
•Généraux
À fonction amine
Halothane
Thiopentone
Méthohexitone
Autres IMAO
Prednisone
Diurétiques
Contraceptifs oraux
Anticoagulants
Anticonvulsivants
Biguanides
Méthyldopa


CAT EN CAS D’EXPOSITION ACCIDENTELLE
Personnel exposé non vacciné: -Nettoyage immédiat du site contaminé à l’eau savonneuse -Prise de sang le jour même à la fois du patient à l’origine de la contamination et de la personne contaminéeèrecherche de la présence d’Ag de l’hépatite B. * si patient est HBsAG positifèrisque de contamination ne peut pas être écarté:
Administration d’Ac Anti-VHB 0,06 ml/kg en IM le jour même.
Administration renouvelée un mois plus tard. *Devant une exposition à l’hépatite A Administration d’un pool d’Ig en IM durant la semaine de l’exposition.
Personnel exposé vacciné:
-Nettoyage immédiat du site contaminé à l’eau savonneuse
- Prise de sang le jour même à la fois du patient à l’origine de la contamination et de la personne contaminée. *Si le patient est porteur et le taux d’Ac Anti-HBs du personnel contaminé n’est pas protecteur Démarche précédente sera suivie.


PREVENTION =
SEUL GARANT
DE NON CONTAMINATION

CONCLUSION
Les malades à risques sont de plus en plus nombreux à solliciter l’Odontostomatologiste.
Ce dernier, pour assurer des soins optimum, doit connaître la maladie et les risques encourus. Dans cette optique, la concertation avec le Médecin traitant est indispensable;c’est une
véritable intégration du Chirurgien-Dentiste dans l’équipe médicale qui assure la prise en charge de ces patients.
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